14 mai 99 : Madrid

vendredi 14 mai 1999 Madrid
 

Nous voilà dans le temple : Madrid. Notre entremetteur Irlando-Madrilène nous a de plus dégotté des contrabareras qui donnaient à nos cigares des goûts de luxe.

Afin de contraster avec la veille, la rigueur était de mise dans la capitale. Nous assistions en outre à la dernière alternative du siècle (vous vous rendez compte ; du siècle !) dans les arènes de Madrid.

C'est Gomez Escorial qui prenait du galon ce jour-là. Et sa prestation au 1° toro a été difficile. Nous disons parfois difficile quand on ne sait rien dire d'autre. Dans le cas présent, c'est plus simple. Il était mort de trouille et il avait bien raison. Son toro, comme tous les autres (8 en tout) avait du mal à se livrer. Les grosses piques qu'avaient imposé leur fière allure les avaient très affaiblis.

Pour une alternative, il faut un parrain. C'est Pepin Jimenez qui avait été désigné. Il nous a montré de fort belles choses à la muleta. Je pense qu'il pourrait mieux nous montrer ce que son expérience des toros lui a apporté devant des toros plus mobiles.

Le cartel était complété par Luis Miguel Encabo. Un camarade de classe de Gomez Escorial. Je veux bien entendu parler de l'Ecole taurine de Madrid bien sur. Son premier combat ne restera pas dans nos mémoires, et vu le nombre de lames qu'il a du utiliser, l'accueil n'a pas été grandiose. En revanche, il nous a montré à son second toro qu'il n'était pas dépourvu de courage. Il ne coupa rien malgré mon mouchoir (propre cette fois) mais j'ai commencé à repérer ses prochaines apparitions pour vérifier si ce courage est réservé à Madrid ou non.

Vint le dernier toro. Nous pensions tous que ça n'allait pas être une partie de plaisir vu ce que nous avait montré Gomez Escorial pour son alternative. Mais non ! A la stupeur générale, il a traversé la gigantesque piste de las Ventas et s'est agenouillé :puerta gayola. Il a enchaîné ensuite avec de superbes passes de cape et enflamma l'arène avec son collègue Encabo pour un quite à deux : al alimon. Encore un peu d'émotion. Malheureusement, le toro, le toreo et l'ambiance sont allés en s'éteignant et nous n'avons même pas compté le nombre d'épées qu'il a du utiliser pour venir à bout de son toro.

A Madrid, les corridas commencent tard, elles durent longtemps, mais il faut toujours rester jusqu'à la fin.

Madrid 99 : Plaza Mayor

 

8 mai 99 : St Vt de Tyrosse
9 mai 99 : Bolsin de Bougue
13 mai 99 : Valladolid
15 mai 99 : Talavera