8 mai 99 : Saint Vincent de Tyrosse

samedi 8 mai 1999 Saint Vincent de Tyrosse
  arenes Saint Vincent de TyrosseLes superbes arènes de St Vincent de Tyrosse n'ont pas attiré grand monde. Nous étions 200 à nous partager la barera et j'avoue que nous ne sentions pas cette atmosphère qui accompagne les grandes après-midi d'émotion. 5 des novillos étaient beaux, grands et musclés. Eux non plus n'avaient pas l'air enthousiasmés par leurs combats.

Seul le 5°, dont les oreilles étaient plus longues que les cornes présentait toutes les caractéristiques du novillo qui va se les faire couper (si vous avec suivi, vous savez que je parle des oreilles). A ce moment-là, tout le monde l'a compris. Chacun s'affairait (conseils, tapes sur les planches et toute cette panoplie des gestes qui remplissent les callejons de personnes tout à coup indispensables). Ce fut El Renco qui en hérita. Il lui servi les séries de passes qu'il connaît très bien, entrecoupées de postures et d'attitudes elles aussi bien rodées. Nous avons tout de même bien fêté son oreille.

Des deux autres toreros, mieux vaut ne pas dire grand-chose. Il paraît que Juan Belmonte a un voisin qui s'appelle Platini et qui est une brèle au foot. Comme quoi, un nom, ça ne veut pas dire grand chose. Quant au Lobo, qui a toutes les caractéristiques du torero vaillant, je ne sais pas qui lui a demandé de faire une vuelta à son premier toro, certainement la même personne qui lui a conseillé de prendre l'alternative en juillet prochain.

Si vous avez lu jusque là, vous méritez bien que je vous parle des deux choses qui m'ont fait vibrer cette après-midi :

formidable chevalTout d'abord ; ce formidable cheval qui tirait seul les dépouilles . J'étais au dessus de la porte de l'arrastre et à chacun de ses passages, on pouvait apprécier ce bel animal complètement cambré et bandant ses muscles de façon impressionnante. La fatigue aidant, il a du se faire assister d'un camion pour sortir les deux derniers novillos.

L'autre point a aussi un rapport avec les chevaux. Par souci d'économie je pense, la cavalerie choisie venait d'Espagne et ne semblait pas satisfaire les picadors engagés dont notre Fritero national qui n'a pas caché sa colère. 5 chutes ont eu lieu, ce qui pour une novillada mérite d'être retenu.

 

8 mai : Bolsin de Bougue
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