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Il peint de toreros depuis cinq ans. Christian Gaillard n'est pas le seul. Mais lui, il les représente de dos.
Ce toro, justement, ou est-il passé ?
C'est vrai qu'on a envie de se taire devant ces portraits d'hommes immobiles.On attend avec eux que surgisse le toro, que le picador officie et les banderilleros, que leur tour arrive.
Que se passe-t-il pendant ces moments là dans la tête du matador ? Les épaules, les nuques, les profils le laissent pressentir mieux que des regards. Carrure large d'un banderillero, cou ridé d'un péon, nous voilà rassurés. Pour un instant. Une tache de sang, une mouche rapellent aussitôt l'enjeu de cette mise en scène.
Est-ce l'ombre ou loe soleil qui ramène inlassablement Christian Gaillard aux arènes ?
M.D. La Real Maestranza de Caballeria de Séville a attribué son prix de peinture (1991) à Christian Gaillard. C'est la première fois qu'un français est récompensé. |
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© Christian
Gaillard - tous droits resérvés
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