Christian Gaillard

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Il peint de toreros depuis cinq ans. Christian Gaillard n'est pas le seul. Mais lui, il les représente de dos.

"De face, c'est le point de vue du toro."

Ce toro, justement, ou est-il passé ?

"Je ne veux pas représenter cette esthétique convenue de l'homme et de la bête. Le sublime de la corrida n'est pas exclusivement dans son mouvement mais aussi dans ses silences, ses arrêts, sa musique "tue".

C'est vrai qu'on a envie de se taire devant ces portraits d'hommes immobiles.On attend avec eux que surgisse le toro, que le picador officie et les banderilleros, que leur tour arrive.

"Le torero passe sans cesse du statut d'acteur à celui de spectateur. Pendant les deux heures que dure la corrida, les hommes sont souvent arrêtés mais leur tension est extrême."

Que se passe-t-il pendant ces moments là dans la tête du matador ? Les épaules, les nuques, les profils le laissent pressentir mieux que des regards. Carrure large d'un banderillero, cou ridé d'un péon, nous voilà rassurés. Pour un instant. Une tache de sang, une mouche rapellent aussitôt l'enjeu de cette mise en scène.

"Le soleil et le sang attirent les mouches."

Est-ce l'ombre ou loe soleil qui ramène inlassablement Christian Gaillard aux arènes ?

"Il m'intéresse de poser un regard moderne sur un monde baroque."

M.D.


La Real Maestranza de Caballeria de Séville a attribué son prix de peinture (1991) à Christian Gaillard. C'est la première fois qu'un français est récompensé.

(130 x 89) El traje corto (Roberto DominguezMartin Pajera ObregonPeonias

Diamante Negro Azul noche y oro Azul gris y oro grosella y oro

 
(130 x 89)Fusia y oro Rojo y plata Pepe Moreno
En el hotel Denis Lore Azul y oro
 
Peon azul Plomo y oro Jose Ortega Cano Peones y maestro  
Los claveles rojosTraje de campo ( Roberto Dominguez)Esmeralda y oroNimeno  
1999 : work in progress work in progresswork in progress
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