No hay billetes ... Le folie El Juli - le 14 aout à San Sebastian
- le 15 à Bayonne - le 13 à Dax partout la même chanson :
- Il y a le retour d'Espartaco ...
- Bon d'accord mais ...
- Il y a Tomas et son triomphe à Madrid ..
- C'est bon mais ...
- Il y Ponce ....
- Et alors ? nous on veut le Juli !
La tauromachie show-biz, "le toreador" omniprésent -
Le prodige .... 600 000 francs par course ! 16 ans, vous vous rendez
compte ! Les billets de banque partout : aux barreras, aux contra
barreras, les taquillas prises d'assaut ...
On est loin des solitudes des ganaderias d'Estremadure,
de Zahariche, de Palma del Rio ...
"Nous, on est branchés, et que nous importe le toro
des paturages d'Andalousie ou d'ailleurs ?"
De la tauromachie comme un produit de consommation.
La mort, le courage, l'interprétation de la force, de la bravoure ?
oubliés derrière les paillettes de strass et les machos agités frénétiquement.
Les toros ? on n'a pas regardé. Qu'est-ce que ça peut faire, un toro.
D'ou viennent les toros ? ce sont des faire-valoir. Est-ce qu'on s'occupait
de Donizetti quand on écoutait La Callas ?
El Juli fait pénétrer les toros dans les magazines "people".
Quel "Gala", quel "Hola" de satisfaction ! Qu'est ce que vous allez
parler de tauromachie ?
C'est vrai que Julian Lopez Escobar sait tout faire,
qu'il a une science du toro époustouflante, que comme les autres il
a senti la corne du toro dans son corps cet hiver au Mexique, qu'il
triomphe à bon droit, parce que c'est un prodige... Qu'importe le
toro dont il joue, on n'entend que le crépitement fanatique des "olé"
et des palmas.
Puissions nous bientôt fermer les yeux et les oreilles
à la foule, à la presse, aux télés et voir enfin avec passion le Toro
et lui seul qu'El Juli torée pour nous chaque jour.
Paul
André Tuffal
juillet 1999