toroCERET DE TOROS 99
 
samedi 10 juillet 11h00
novillada sans picadors
4 novillos de granier - frères
laurent Bettini El Coco (Arles)
Mickael Paz (Nimes)
Julien Speller Julian (Nimes)oreille
Johnatan Weynes (Nimes)oreille

toroLe dernier Ceret de Toros du millénaire

Le dernier Ceret de Toros du millénaires'est ouvert avec une novillada non piquée.
Les toros de Granier sont collants, sauf le quatrième.

Le pire des 4 échoit au chef de lidia, Laurent Bettini (El Coco), qui à courageusement ouvert les hostilités avec une porta gayola, et qui fut bousculé par le toro qui l'a enjambé. Faena méritoire, face un toro aux cornes éclatées, qui n'a pas permis a El Coco de montrer véritablement ce qu'il sait faire.

Le deuxième toro est pour Mickael Paz, qui s'accroche méritoirement pour bien fixer son adversaire. Il perd le trophée a la mort (6 epés, + un avis)

Julien Speller Julian est excellent à la cape et à la muleta. Il est bousculé plusieurs fois par le toro. Il tue d'une entière, faisant tomber une oreille.

Le quatrième toro est le meilleur. Il est pour Johnatan Weynes. Faena spectaculaire, avec un toro qui permet. Mais son toreo est un peu froid. Pour lui aussi, une oreille.

C'est Julien Speller Julian qui reçoit le trophée. Je considère (ainsi que mon ami Renaud Maillard) qu'il lui a été attribué avec discernement.
On regrette la déception de El Coco, qui est tombé sur un toro qui ne lui à rien permis.

Luz Puyol

pour dire son mot, donner son avis, la bronca c'est fait pour ça !

  toroCERET DE TOROS 99
 
samedi 10 juillet 18h00
6 toros del señor conde de la maza
josé prados el fundi
josé ignacio ramos
j. antonio canales rivera

toroCourse catastrophe à Ceret ce samedi après midi.

Et ce soir, avis de gros temps sur les matadors et pluie d'objets divers sur la piste.

Le lot de conde de la maza très bien présenté, très armé, à manqué d'allant, de noblesse et de caste.
Les toros étaient vite parados, et très rapidement décomposés après la pique.
Le deuxième à été atteint de fourbure en piste.

Les matadors sont visiblement venus encaisser les contrats, et rien d'autre.
Canales rivera notamment, est passé à coté du troisième toro, l'expédiant honteusement totalement desconfiado à la rage du public.

La lidia n'a pas existée et les matadors se sont moqués du public.
Les picadors se sont montrés en dessous de tout.

Bilan de la course du jour : déception, contrats gâchés, énorme bronca pour les 3 matadors, évanouis dans la nature pas la petite porte.

Le président de l'Adac a lui même exprimé son amertume avec des mots très durs fustigeant les estafador de l'après midi.
L'Adac revendique en effet de maintenir la vérité du combat tauromachique et de centrer son action sur le toro-toro, mais il apparait clairement que ces ambitions n'ont pas été partagées par les toreros de cette après midi.

Y a-t-il encore des lidiadores dans les ruedos ??? C'est une question qui reste ce soir sans réponse à Ceret, et au coeur des débats passionnés d'après la course dominés par la frustration.

Luz Puyol

pour dire son mot, donner son avis, la bronca c'est fait pour ça !
  toroCERET DE TOROS 99
 
dimanche 11 juillet 11h00
6 novillos de la ganadería
san martín
alvaro ortegaoreille
josé montesoreille
victor martinez

toroCeret renoue avec la tauromachie.

La novillada de ce matin a réconcilié le monde du toro gravement frustré hier et d'entré informé par la présidence que tous les jets d'objets contondants étaient proscrits sur la piste.

C'est dans cette ambiance un peu lourde que Jose Montes, Alvaro Ortega et Victor Martinez ont affronté le bétail de la ganaderia San Martin, d'excellente présentation, sérieux de corpulence et d'armure, noble et de bravoure inégale, mais donnant du jeu.

Le moment fort de la matinée a été au deuxième toro de Jose Montes, Pinton, mansito de 530kg qui a soulevé des son entrée un murmure d'effroi dans les gradins.

Montes l'accueil avec de spectaculaires passes de capote, pose d'excellentes banderilles, puis s'impose à la muleta avec un toreo d'école, une maîtrise et un dominio qui d'emblée met la barre haute pour les challengers Ortega et Martinez.

Il conclut sa remarquable faena d'une entière en se mouillant les doigts, ce qui fait tomber l'oreille, lui fait verser des larmes et porter à ses lèvres le sable de l'arène.

La deuxième relation est plus ambiguë, et sort des canons habituels. C'est le combat du toro Espoleto, monstre supersonique de 540 kg qui est sorti du toril en déclenchant un tonnerre d'applaudissements.

Espoleto était prêt à en découdre, les yeux brillants, il avait sur la tête le yatagan qu'il fallait, et sous le yatagan un sens aigu du prix de sa peau sombre. La cavalerie en reçoit l'avertissement.

Victor Martinez, lui, a une motivation bien inférieure a celle du toro. Il nous sort une série de passes standard, honorables, et le pire arrive : le toro lui même s'ennuie tellement qu'il s'éteint, perd son enthousiasme belliqueux, et la alegria générale part en lambeaux.

Le toro, resté encasté même avec une épé dans le corps, refusait d'aller brouter les prairies éternelles, ce qui a donné 4 decabellos, un avis, une puntilla.

Alvaro Ortega a montré une tauromachie légèrement tremendiste, passe a rodilla, bon au capote. Dans l'ensemble une faena élégante, allant a mas qui lui vaut une oreille malgré une présidence dubitative.

A noter : la pose de demi banderilles, et une banderille posée de dos au toro.

La leçon a du être faite au patio de caballos par les organisateurs, car les choses sont mieux passées qu'hier dans ce domaine.

Ce soir, les toros de Hernandez Pla et l'orage qui menace.

Luz Puyol

pour dire son mot, donner son avis, la bronca c'est fait pour ça !
  toroCERET DE TOROS 99
 
dimanche 11 juillet 18h00
6 toros de los herederos de gabriel hernández pla
miguel rodriguez
luis miguel encabo
domingo lopez-chaves

toroCeret de toros 99 déçoit

Cette année Ceret a manqué son objectif rattrapé de justesse par les deux novilladas matinales.

Le lot de Hernández Pla de l'après midi est apparu très homogène de conformation, et de comportement sosos et faible, sortant plein de gaz pour s'éteindre à la pique.

Ces toros n'avaient rien a donner et n'ont donc offert qu'un spectacle ennuyeux voir pénible pour certains pratiquement invalides. De plus, un seul sobrero restait au coral, les deux autres s'étant blessés en se battant durant la nuit.

Il faut quand même décerner quelques distinctions : le toro numéro trois, Tramillero 560 kg manso perdu qui sortait de la pique à reculons et la cuadrilla de Domingo Lopez-Chavez perdant les pédales à la mort difficile, le toro n'ayant pas subit la pique.

Distinction à luis Miguel Encabo pour son habileté aux banderilles, et palme d'or de la vulgarité a Miguel Rodriguez pour son toreo de 4° zone.

Miguel Encabo laborieux et sans relief, Domingo Lopez-Chavez peu motivé, Miguel Rodriguez comme j'ai dit (vulgaire), donc une clôture en demi teinte.

Ceci ne remet pas en question l'action de l'Adac, qui a choisit une voie difficile mais essentielle pour l'avenir de la tauromachie.

Luz Puyol

 
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